16. LE SALUT EN CHRIST ET LA QUESTION DE LA SÉCURITÉ ÉTERNELLE DU CROYANT [Chapitre 16].

Chapitre 16, Suite du Chapitre 15

“Paroles enseignées par l’Esprit” (1Cor.2:13)

Un ministère par courriel pour la Gloire de Dieu.

Une série d’études bibliques sur

LE SALUT EN CHRIST

ET

LA QUESTION DE LA SÉCURITÉ ÉTERNELLE DU CROYANT

ΜΠΑΛΤΑΤΖΗΣ-Σειρά Βιβλικών μελετών (16).

PARTIE B’ : Quel croyant risque de perdre son salut… (#7)

Comme il est indiqué à la fin du chapitre précédent, ce chapitre traite de quelques principes généraux avec lesquels ferme la deuxième partie de cette nouvelle série, dans laquelle ont été examinés divers cas de perte du salut du croyant.

EXAMEN DE CONSCIENCE

« Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous? à moins peut-être que vous ne soyez réprouvés » (2Cor.13:5).

 

1.  Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi…

Le parcours du chrétien vers le ‘ciel’ est extrêmement difficile en raison de ses ennemis internes et externes, mais également parce que sa destination est de la plus grande importance. L’examen continuel de conscience est donc commandé !

             Étant donné que Paul s’adressait aux croyants, l’expression « dans la foi » signifie qu’ils marchent par la foi et non pas par la vue : Avec la conviction que ce qu’ils font constitue la volonté de Dieu ou bien c’est ce que Dieu permet ! C’est-à-dire qu’ils doivent agir avec la conviction : « […] Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve » (Rom.14:22) En d’autres termes, je suis sûr que ce que je décide est juste et bon : ce que je fais, ce que je dis, ce que j’écrit et ce que je pense, etc. : « […]Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché » (Rom.14:23). Dans le cadre de ce principe tombe l’esprit irrésolu dont l’apôtre Jacques parle : «c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies » (Jacq.1:8). En outre : «Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos coeurs, hommes irrésolus » (Jacq.4:8).

Nous devons, donc, nous examiner nous-mêmes et pas les autres, parce que chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même et non pas pour les autres. Nous ne pourrons pas justifier nos péchés en raison des péchés des autres. Ceci, cependant, ne signifie pas que nous devons fermer nos yeux et ne pas voir ce qui se passe dans la vie de notre frère, parce qu’alors où sont l’exhortation, l’admonestation et la réprimande mutuelles ? L’amour et l’intérêt sincères envers notre prochain ne sont pas seulement autorisés, mais ce sont également une obligation… Afin de s’examiner, il est nécessaire d’employer une mesure sûre et digne de confiance de comparaison. Cette mesure c’est la parole de Dieu ! Notre conscience est une mesure flexible et pas suffisamment sûre. Notre conscience ne peut pas nous donner un jugement parfait (1Cor.4:4 ; Ps.143:2).

             L’apôtre Paul a dit : « … je ne me sens coupable de rien; mais ce n’est pas pour cela que je suis justifié. Celui qui me juge, c’est le Seigneur » (1Cor.4:4). Celui qui a vraiment le droit de juger, c’est le Seigneur. Il est le seul qui connaît le cœur des hommes (1Rois 8:39; Ps.139:1-5; 1Jean 3:20; Apo.2:13) : « Car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses » (1Jean 3:20). Heureusement que Christ, au lieu de nous juger, Il intercède en notre faveur.

Il faut nous juger (nous discerner – GR) nous-mêmes sur la base de Sa parole, et nous préparer pour le moment du Grand Jugement. L’Esprit Saint a, à cet effet, un rôle prépondérant et actif. Il sonde nos profondeurs et apporte à la surface des choses cachées par l’obscurité et les imaginations de notre cœur. Quant à nous, au fur et à mesure que nous nous remettons nous-mêmes entre les mains de Dieu, ainsi que nos biens matérielles et spirituelles, nous devenons spirituels. Si nous acceptons l’œuvre interrogative du Saint Esprit nous deviendrons meilleurs et beaucoup de gens prêterons attention à nos paroles et surtout à notre caractère. Cela ne vaut, bien sûr, pas pour tous, parce que si, en règle générale, ils ne laissent pas Dieu les juger, à beaucoup plus forte raison ils ne nous permettront pas de les juger ! Confions-nous à Dieu, aimons les jugements de Dieu et repentons-nous parce qu’alors et seulement alors l’Esprit Saint sera continuellement versé sur nous et nous fera comprendre Ses paroles (Pr.1:23). Également, aimons les réprimandes des hommes de Dieu qui sont inspirées par la bonté et la justice, même si elles ne sont pas absolument justes et exactes. « Que le juste me frappe, c’est une faveur; qu’il me reprenne, c’est une huile excellente; ma tête ne la refusera pas, car ma prière sera encore là dans leurs calamités » (Ps.141:5 – DRB). Quand Dieu juge, il y a de la miséricorde dans Son jugement !

 

2.  L’examen de conscience devrait être honnête et méticuleuse

  • Prions le Seigneur et disons-Lui :
  • « Sonde-moi, Eternel! éprouve-moi, Fais passer au creuset mes reins et mon cœur » (Ps.26:2).
  • « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Eprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! » (Ps.139:23-24).

Par conséquent, l’examen de conscience doit être fait diligemment et dans la crainte de Dieu. Il devrait s’étendre à nos paroles, à nos pensées, à nos sentiments et particulièrement à notre caractère et à notre conduite chrétiennes au sein de notre famille, de notre travail et de notre église. Gardons notre clémence et notre compassion non seulement pour nous-mêmes mais aussi pour les autres. Soyons satisfaits de la miséricorde que Dieu nous a témoignée.

 

3. L’examen de conscience devrait être continu et sans cesse

Le verset à l’étude est au présent de l’impératif, ce qui signifie que l’examen de conscience doit être fait sans cesse. Ainsi, par un examen de conscience continu, Dieu apporte à la surface nos profondeurs qui sont dans les ténèbres et qui disparaissent dès que la lumière de la parole de Dieu tombe sur elles, parce que « …tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière, car tout ce qui est manifesté est lumière » (Eph.5:13). L’étude de la Bible contribue considérablement à un tel examen de conscience. L’examen de conscience est beaucoup plus nécessaire quand le croyant passe par des tribulations ou des afflictions. L’examen de conscience est impératif mais il ne doit pas être fait avec anxiété. Nous devons remmetre à Dieu même cet examen de conscience afin que son Esprit Saint puisse sonder, sans aucun obstacle, nos motivations et nos actes !

 

4. Les choses que nous devrions examiner :

  • Si notre credo est selon la parole de Dieu afin qu’il n’y ait pas d’erreur, petite ou grande. Même une petite erreur, un peu de levain fait lever toute la pâte (Gal.5:9). Nous devons toujours avoir à l’esprit que ce que nous connaissons nous ne le connaissons pas comme il faut le connaître (1Cor.8:2)…
  • Nous devons particulièrement examiner les choix de notre cœur avec toute diligence car de lui viennent les sources de la vie (Pr.4:23), parce que le cœur humain est tortueux par-dessus tout, et il est méchant (Jér.17:9). Sans examen de conscience rigoureux, il est impossible de voir une amélioration quelconque. Il est impossible de voir des erreurs, les échecs et les péchés disparaître de notre vie sans examen de conscience et leur rejet. L’examen de conscience est très difficile pour nos âmes parce qu’il exige l’humiliation et la confession, qui sont douloureuses pour l’âme. L’orgueil de l’âme résiste et altère le jugement. Notre prétention au sujet de notre piété sera mis à l’épreuve au moment du danger, de l’épreuve douloureuse, de nos intérêts et de nos relations sociales… Je répète : des choix de notre cœur dépendent les sources de la vie. Les événements qui en suivront sont liés aux choix de notre cœur. À partir du moment où nous avons fait notre choix définitif, les événements commenceront à prendre leur trajet et nous ne pourrons pas les changer ou les influencer. Du moment où nous avons poussé sur la gâchette de notre choix, il est impossible de changer le cours des événements qui suivront dans notre vie. La parole de Dieu déclare :

a)      « Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie » (Pr.4:23).

b)     « Le cœur de l’homme médite sa voie, mais c’est l’Eternel qui dirige ses pas » (Pr.16:9).

c)       « Je le sais, ô Eternel! La voie de l’homme n’est pas en son pouvoir; ce n’est pas à l’homme, quand il marche, à diriger ses pas » (Jér.10:23).

A partir du moment où l’homme a fait son choix, le cours de sa vie est décidé et réglé par Dieu. Peut-être nos œuvres semblent être bonnes mais elles peuvent ne pas être faites avec une bonne motivation, avec un cœur parfait. Nous devons examiner jour et nuit quels sont nos désirs et nos buts, notre trésor et où et comment est occupée notre pensée jour et nuit…

 

5. «… éprouvez-vous vous-mêmes… »

L’homme de Dieu doit s’examiner pour voir s’il a revêtu toutes les armes de Dieu (Eph.6:10-18) :

  • S’il aime la vérité et emploie toujours la vérité aussi bien dans de petits que dans de grands problèmes ;
  • S’il pratique la justice envers Dieu et envers les hommes (c’est-à-dire s’il se repent), en reconnaissant les droits de Dieu et ses propres péchés et fautes ;
  • S’il est prêt à donner son témoignage, en toute occasion, favorable ou non, au nom de Celui qui l’a sauvé et qui l’aime ;
  • S’il a appris à résister par la foi aux tentations de Satan et de sa chair, en obéissant à la parole de Dieu ;
  • S’il croit à la protection de Dieu, s’il a la certitude que personne ne peut le ravir d’entre les mains de Dieu et par conséquent s’il a la certitude de son salut;
  • S’il est bien armé par la parole de Dieu, de sorte qu’il puisse l’employer correctement, comme arme défensive et comme arme offensive en employant les plus appropriés « il est écrit » ;
  • S’il prie sans cesse Dieu en élevant vers Lui des mains pures ;
  • S’il veut que la volonté de Dieu soit toujours faite dans sa vie et dans la vie de ses amis et de ses ennemis ;
  • S’il croit que toutes ses requêtes qui se font selon la volonté de Dieu ne peuvent pas rester sans réponse, et finalement ;
  • S’il fait attention à garder les vêtements de la justice que Dieu lui a donnés toujours purs. Alors, Dieu le Père continuera à lui donner sans cesse le Saint Esprit et Son fruit avec Ses dons ! (Ac.5:32). Alors, la hardiesse, l’assurance et l’autorité spirituelles jailliront spontanement !  Il ne prétendra jamais qu’il les a ! « Comme des nuages et du vent sans pluie, ainsi est un homme se glorifiant à tort de ses libéralités » (de ses faux dons – GR) (Prov.25:14).

SINON, il deviendra spirituellement aveugle, infructueux, et il mettra en oubli la purification de ses anciens péchés (2Pie.1:9) !

Dieu emploie Ses propres manières pour nous amener à une situation ou à un endroit pour être testés en sorte que notre contenu soit manifeste, pour savoir (pour que nous sachions plutôt) quelles étaient les dispositions de notre cœur et si nous garderions ou non Ses commandements (De.8:2). IL nous amène au « désert » des afflictions pour être tentés par le Diable ; pour parler à notre cœur et nous donner la vallée d’Acor (Trouble) comme une porte d’espérance (Osée 2:15), afin de transformer la crise en occasion de maturité spirituelle. SI nous « ne lapidons pas à mort » chaque péché que Dieu nous indique, il n’y a aucun espoir d’amélioration et de progrès spirituel.

Conclusion : Pas de repentance ? Pas de correction ! Pas de repentance ? Pas d’amélioration et pas de progrès spirituel ! Pas de repentance ? Pas de Christ ! Pas de repentance ? Pas de vie éternelle, mais la mort éternelle!

 

6. « Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? »

Je commencerai par citer quelques versets :

  • « […] Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14:23). Par conséquent, le Père, les Fils et le Saint Esprit sont dans le croyant qui aime Christ et garde Ses paroles ! Incroyable mais vrai !!!
  • «Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice » (Rom.8:10) ;
  • « J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Gal.2:20) ;
  •  « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous? » (1Cor.3:16).

Si « Christ est en nous », alors nous avons la responsabilité pour chaque parole, œuvre, pensée et désir. Par conséquent, il faut :

a)  garder notre conscience pure (1Jean 3:20-22) et

b) prêcher la parole, insister en toute occasion, ‘favorable ou non’, reprendre, censurer, exhorter, avec toute douceur et en instruisant (2Tim.4:2).

 

7.  A à moins peut-être que vous ne soyez réprouvés…

7a)  Christ et le péché ne peuvent pas cohabiter ! Ils ne sont pas compatibles !

Autrement, nous sommes soit reprouvés (non approuvés, rejetés, incapables de tenir l’épreuve, non appropriés) soit de faux chrétiens.  Mentionnons quelques versets importants, qui clarifient la notion du mot « réprouvés » et le message de ce verset:

  • « Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres, étant abominables, rebelles, et incapables d’aucune bonne œuvre » (Tit.1:16).
  • « Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres » (1Cor.9:27). Paul ne se parle pas d’une perdition certaine de son âme mais au besoin d’avoir son corps en discipline.
  • « mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu » (Héb.6:8).
  • « si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Evangile que vous avez entendu,… » (Col.1:23).

Nous concluons, par conséquent, que Christ est dans tous les VRAIS croyants ! C’est la signification de l’expression « Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous? » Christ, par conséquent, n’est pas en celui qui est réprouvé(désapprouvé, rejeté, et naufragé), bien que celui-ci professe qu’il connaît Dieu (Tit.1:16). Qu’est-ce qui rend quelqu’un réprouvé ? C’est le péché ! Et pour être plus exact et clair, le péché connu pour lequel l’homme ne s’est pas sincèrement repenti ! « C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Mat.7:20). L’homme n’est pas réprouvé s’il se purifie de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant sa sanctification dans la crainte de Dieu (2Cor.7:1). En outre, s’il se conserve pur, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son Maître, propre à toute bonne œuvre (2Tim.2:21). Un tel homme n’a pas de puissance contre la vérité mais il n’en a que pour la vérité (2Cor.13:8). Seulement « … tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu » (Rom.8:14).

Si nous sommes réprouvés, que va-t-il se produire si nous ne nous repentons pas (Héb.6:8) ?

7b)   A moins que nous ne nous soyons trompés

Il y a des croyants qui pensent qu’ils sont purs mais qui ne le sont pas, c’est-à-dire lavés de leur péché, comme la parole de Dieu nous dit (Pr.32:12). Ceci, bien qu’il semble improbable,  constitue très souvent une réalité triste qui est répandue parmi les personnes religieuses. Il y a des croyants qui se trompent et errent. Les paroles suivantes ne sont pas écrites en vain :

  • « Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements » (Jacq.1:22).
  • « Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi » (Gal.6:7).
  • « Si quelqu’un croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son cœur, la religion de cet homme est vaine » (Jacq.1:26).
  • « Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu » (Apo.3:17).
  • « Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même » (Gal.6:3).
  • « Ne vous y trompez pas: les mauvaises compagnies corrompent les bonnes moeurs » (1Cor.15:33).

Que va-t-il se passer à ceux qui se sont trompés et qui ne reviennent pas à la vérité ?

7c)  A moins que nous nous jugions nous-mêmes

Les conséquences de ceux qui participent au corps et au sang du Seigneur indignement pourraient être très graves, jusqu’à la mort… Participer à la Table du Seigneur est un acte solennel et il peut y avoir des conséquences terribles s’il est célebré d’une manière inappropriée. Nous devrions identifier et enlever toutes les choses qui sont désagréables à Dieu. Cet examen de conscience devrait être toujours fait, mais particulièrement avant la Table du Seigneur (2Cor.11:28). Notre participation est une profession solennelle de notre attachement à Dieu et un acte de consécration. L’homme devrait voir s’il est né de nouveau, s’il discerne le Corps du Seigneur, s’il s’est vraiment repenti de ses péchés et s’il a un désir sincère de vivre la vie d’un chrétien. En outre, s’il a mis en ordre sa relation avec ceux avec lesquels il a des problèmes spirituels et s’est réconcilié. En conséquence, notre participation à la Table du Seigneur devrait toujours être précédée par un examen de conscience honnête et pieux.

Que va-t-il se passer si nous ne nous jugeons pas nous-mêmes et nous ne repentons pas ?

(1Cor.11:30-32 et Luc 13:3, 5)

7d)  A moins que nous n’ayons pas aimé Dieu comme il fallait

L’œuvre de chacun sera manifeste lors de ce Grand Jour. Les secrets de tous les cœurs seront découverts : si le croyant a vécu dans la vérité ou l’erreur ; s’il a eu des vues de piété correctes ou fausses ; s’il a fait quelque chose qu’il naurait pas dû faire. Tout sera dévoilé par le feu, même notre activisme ardent mais inutile ! Il faut donc que nous soyons prêts pour le jour du grand jugement devant le Tribunal de Christ … « Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps » (2Cor.5:10). Un homme qui n’est pas motivé par le désir véhément de se débarrasser de tout péché et dont le coeur n’est pas enflamé par le désir de transmettre l’Evangile ferait bien de mettre un gros point d’interrogation sur son authenticité…

Quelle sera notre excuse quand nous comparaîtrons devant le tribunal de Christ ? Avons-nous pensé à ce qui va se passer si nous n’avons pas aimé Christ de tout notre cœur, si nous avons évitéou nous n’avons pas voulu renier nous-mêmes, ou porter notre croix et présenter notre corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui serait notre culte raisonable ?

 

8. Exhortation

L’examen de conscience est utile non seulement pour notre bien-être et notre réveil spirituel, mais aussi parce que, très souvent, l’ennemi de notre âme, par des pensées ou par les sentiments, inspire le découragement, en exploitant nos erreurs et nos imperfections. Notre examen de conscience apporte à la surface notre vraie volonté et non de faux sentiments que l’ennemi crée dans notre âme. Notre examen de conscience nous rappelle la miséricorde immuable de notre grand Dieu et Sauveur. « S’il ouvre les yeux et se détourne de toutes les transgressions qu’il a commises, il vivra, il ne mourra pas » (Ezé.18:28). (SVP, lisez également Ps.77:1-10).

L’utilité, donc, de cet examen de conscience est grande :

  • « Si nous nous jugions (discernions-GR) nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde » (1Cor.11:31-32).
  • « Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport à autrui » (Gal.6:4).
  • « car si notre coeur nous condamne, Dieu est plus grand que notre coeur, et il connaît toutes choses. Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable » (1Jo.3:20-22).

Je crois qu’il est nécessaire en terminant la deuxième partie de cette série et avant d’entrer dans la troisième et dernière partie de me référer à certaines paroles de l’apôtre Paul qui sont d’une extrême importance :

  • « Cette parole est certaine: Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui; si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui; si nous le renions, lui aussi nous reniera; si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même » (2Tim.2:13).
  • ​« Je vous rappelle, frères, l’Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé; AUTREMENT, VOUS AURIEZ CRU EN VAIN » (1Cor.15:1-2).

Qu’aucun n’entende des lèvres du Seigneur « […] Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Mat.7:23). Faisons une convention avec Dieu sur la base du verset : « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Eprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité » (Ps.139:23-24) !

« Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l’allégresse, Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles! Amen! » (Jude 1:24-25).

Jean BALTATZIS

baltatzis@skynet.be

A suivre…

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